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Mercredi 30 avril 2003
COMMERCE
OMC Robert Zoellick rejette le «plan Chirac pour l'Afrique» Les Etats-Unis font monter la pression sur le dossier agricole
 Stéphane Marchand [30 avril 2003]
 Les Etats-Unis ont poursuivi hier leur offensive contre la proposition de Jacques Chirac consistant, pour voler au secours de l'Afrique, à suspendre les subventions agricoles dans les pays du Nord. Hier à Paris, en marge de la réunion annuelle de l'OCDE, Robert Zoellick, le négociateur américain pour les questions commerciales, a écarté la proposition d'un geste : «Pourquoi limiter cette proposition à l'Afrique ? Cela me semble un peu néocolonial comme attitude.»
L'«initiative commerciale française pour l'Afrique subsaharienne», que l'Elysée espère encore voir adoptée lors du sommet du G8 début juin à Evian, avait été avancée le 20 février par le président de la République dans le cadre du sommet France-Afrique. Elle préconise, immédiatement et pendant toute la durée des négociations au sein de l'Organisation mondiale du commerce connues sous le nom de «cycle de Doha», un moratoire sur les aides «déstabilisantes» qui «entravent le développement de certaines filières locales».
Ce faisant, elle vise naturellement à constituer autour de la France une coalition de pays africains capable de renforcer la position de Paris dans ces délicats pourparlers agricoles. Les Etats-Unis sont opposés à l'initiative, en particulier parce que l'expression «aide déstabilisante» recouvre les aides alimentaires en nature que les Etats-Unis apportent aux pays en développement et qui fonctionnent comme un véritable régulateur du marché intérieur américain.
Soucieux de ne pas apparaître indifférent à l'égard du continent noir, Robert Zoellick s'est efforcé de bousculer la position française : «Si les subventions sont si mauvaises, pourquoi ne pas les éliminer tout simplement, définitivement en Asie, en Amérique latine, dans le monde entier ? Pour notre part, nous sommes prêts.» Cette formulation peut surprendre quand on sait que les Etats-Unis ont récemment adopté une loi agricole qui augmente d'environ 80 millions de dollars sur dix ans les subventions octroyées aux «farmers» d'outre-Atlantique. Mais le négociateur américain peut se permettre ce grand écart car «plusieurs pays européens ne soutiennent pas» la proposition Chirac, même si la commission a exprimé son adhésion de principe au projet français. L'ambassadeur Zoellick joue sur du velours. Cette année, la réunion de l'OCDE est présidée par la Nouvelle-Zélande, un des plus farouches adversaires de la Politique agricole commune (PAC) dont bénéficie massivement la France.
Ces passes d'armes interviennent dans le contexte de la préparation de la réunion ministérielle de l'OMC qui se tiendra au mois de septembre à Cancun, au Mexique. Les discussions d'hier et d'aujourd'hui à l'OCDE visent à faire le point sur les concessions commerciales que les pays membres de l'OMC sont prêts à faire. Les Etats-Unis laissent entendre qu'ils pourraient faire preuve de souplesse sur les droits de douane appliqués aux produits manufacturiers – Zoellick vantait cette idée hier matin devant le Medef – à condition que l'Europe évolue sur l'Agriculture. Traduction : faute de prendre le risque de faire capoter Cancun, la France doit accepter l'idée du commissaire Fischler de «découpler» de la quantité produite les soutiens que reçoivent les exploitants. Jusque-là, Hervé Gaymard, le ministre français de l'Agriculture, a toujours indiqué qu'il n'en était pas question.
Les Européens, eux, insistent sur la nécessité de libéraliser les services. Les pays en développement, enfin, exigent que leur accès aux médicaments soit garanti à un coût acceptable, mais les laboratoires pharmaceutiques américains, en dépit des adjurations du directeur général de l'OMC, continuent à poser des conditions draconiennes.
ericjeanloicbreton |
| 2003-04-30 12:29:32
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COMMERCE
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Mardi 25 février 2003
DISTRIBUTION
COMMERCE Les distributeurs veulent une réforme de la concurrence La grande distribution se sent à l'étroit dans le cadre de la loi Galland qui régit, depuis 1996, les rapports commerciaux entre les grandes surfaces et leurs fournisseurs. De leur côté, les grands groupes industriels et les PME dénoncent les dérives de cette loi qui a entraîné une explosion des marges arrière, ces montants demandés par les distributeurs en échange de prestations commerciales réelles ou fictives. Renaud Dutreil, secrétaire d'Etat aux PME, au commerce et à la consommation, affine la circulaire d'interprétation de la loi Galland en misant à la fois sur le dialogue et la répression. Les services de la Direction générale de la consommation, de la concurrence et de la répression des fraudes (DGCCRF) ont déjà dressé 172 procès-verbaux à des magasins pour facturation non conforme. «J'ai demandé au ministre de la Justice, Dominique Perben, de suivre de très près ces contentieux», a indiqué hier Renaud Dutreil au Salon de l'agriculture. «Les décisions de justice sanctionneront les distributeurs qui ont franchi la ligne jaune.» Jérôme Bédier, président de la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD) qui regroupe notamment Carrefour, Auchan et Casino, explique pourquoi la profession souhaite revoir le cadre général de la concurrence.
 Propos recueillis par François-Xavier Bourmaud [25 février 2003]
 LE FIGARO ÉCONOMIE. – Une modification de la loi Galland n'est-elle pas indispensable ? Ne serait-il pas efficace de mettre en place une nouvelle loi régissant les relations entre distributeurs et fournisseurs ? Jérôme BÉDIER. – Nous avons toujours dit qu'il n'était pas logique de nous reprocher des prix élevés, tout en nous empêchant de les baisser. La loi Galland a un inconvénient, celui de donner aux industriels la possibilité d'imposer les prix. Mais, pour bien avancer sur ce sujet, il faut collaborer avec les industriels et éviter les débats frontaux visant à imposer une modification de la loi.
La recommandation que nous avons signée avec l'Association nationale des industries agroalimentaires (pour limiter les hausses de prix, NDLR) nous a permis d'avancer. Il faut désormais lancer une réflexion de fond sur le droit de la concurrence français et l'ordonnance de 1986, l'acte fondateur de la concurrence moderne. Il nous paraît important d'évaluer tout cela au regard du marché européen.
Nous souhaitons une réflexion générale qui serait initiée en collaboration avec les industriels et menée par différents sages et spécialistes de la concurrence. Une fois cette réflexion aboutie, et en fonction de ce que souhaitent les pouvoirs publics, nous verrons bien s'il faut aménager la loi. Ce comité de réflexion nous paraît utile pour étudier l'évolution du cadre législatif et réglementaire. Il faudrait, en tout cas, que l'on ait avancé sur le sujet d'ici à la fin de l'année 2003.
Une guerre des prix est-elle possible en France ? Avec la loi Galland, il est difficile de se livrer à une guerre des prix sur les produits de grandes marques puisque les prix publics sont contrôlés par les industriels. Si l'on veut baisser ces prix, il faut le faire en collaboration avec eux. C'est ce que nous essayons de mettre en place actuellement.
Ce qui n'empêche pas les commerçants d'utiliser tous les moyens à leur disposition pour proposer une offre compétitive dans toutes les catégories de produits. Sur les marques de distributeurs (MDD, les produits aux marques des enseignes, NDLR), les prix ont très peu augmenté en 2002. Et la compétition est aussi très vive sur les premiers prix.
Ne craignez-vous pas que, avec la multiplication des promotions dans les grandes surfaces, le consommateur perde ses repères ? L'intérêt des promotions est de créer un appétit supplémentaire chez les consommateurs, de déclencher un acte d'achat sur une offre provisoire. Nous regardons la sensibilité des consommateurs à ces offres. Si ces offres se traduisent par une augmentation des volumes vendus, il n'y a pas de raison de ne pas les utiliser. Le consommateur parvient toujours à se repérer dans les différentes offres promotionnelles. En outre, une forte activité promotionnelle pousse le consommateur à comparer, ce qui stimule la concurrence.
ericjeanloicbreton |
| 2003-02-25 13:08:25
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COMMERCE
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Vendredi 21 février 2003
COMMERCE
• LE MONDE | 20.02.03 | 15h56
En 2002, les investissements étrangers en France ont reculé de 15,3 %
Le 12 février, Jacques Chirac dénonçait une fois de plus le déclin de la France, sa perte de compétitivité, et regrettait le "recul, constaté depuis quelques années, de la capacité de la France à attirer les capitaux étrangers". La lecture des résultats 2002 de la balance des paiements publiés mercredi 19 février semble lui donner partiellement tort : la France attire encore des investissements étrangers, et ce à des niveaux élevés. Dans les faits, malgré une diminution, la situation est beaucoup moins dramatique que semble le penser le chef de l'Etat.
En 2002, selon les premières données disponibles, les investissements étrangers en France se sont élevés à 49,8 milliards d'euros. Certes ils ont ainsi enregistré un recul de 15,3 % par rapport à 2001, une année record. Mais la baisse des investissements étrangers en France en 2002 doit être comparée à celle, bien plus brutale (– 27 %), qui a été constatée au niveau mondial.
De ce point de vue, donc, la France souffre moins que la moyenne des autres pays de la mauvaise conjoncture économique. En revanche, les investissements réalisés à l'étranger par des entreprises françaises sont eux, effectivement, en net repli : ils ont atteint 67,8 milliards d'euros en 2002, soit 26 % de moins qu'en 2001.
Les achats de titres français par des étrangers ont également moins bien résisté à la dégradation de l'économie mondiale : ils ont représenté 64,8 milliards d'euros en 2002 contre 114 milliards en 2001, alors que les Français ont encore acquis pour 85,2 milliards d'euros de titres à l'étranger l'an dernier contre 93 milliards en 2001. Plus rares, les investissements de portefeuille en France, en 2002, ont également été plus prudents puisqu'ils ont été plus souvent orientés vers les titres d'Etat : à la fin de l'an dernier, les étrangers détenaient ainsi 34,6 % de la dette négociable de l'Etat, contre 33,6 % un an avant.
Au total, la balance des paiements a dégagé en 2002 un excédent de 30,9 milliards d'euros, contre 23,6 milliards en 2001.
Virginie Malingre
• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 21.02.03
MONDE INTERACTIF | 14.02.03 | 17h18
• MIS A JOUR LE 14.02.03 | 17h44Le solde du commerce extérieur français a triplé en 2002
La France a dégagé un excédent commercial de 9,986 milliards d'euros, contre 2,928 milliards d'euros en 2001. Si l'excédent français "retrouve un niveau élevé" en 2002, "il reflète néanmoins une conjoncture dégradée et une attitude attentiste des entreprises et des ménages chez nos principaux partenaires et en France". En effet, ce chiffre florissant est surtout dû à une nette contraction des importations et, dans une moindre mesure, des exportations, d'autant que, selon le ministre du commerce extérieur, François Loos, "l'orientation géographique des [échanges français n'a pas] permis de tirer parti de la légère reprise du commerce mondial".
Les exportations françaises, en baisse de 1,3 % par rapport à 2001, ont été pénalisées par le ralentissement de l'activité et des investissements dans l'ensemble des pays de l'Union européenne, principal partenaire commercial de la France (62 % de ses exportations et 60 % de ses importations). Au total, les exportations vers l'Union européenne ont reculé de 0,9 % , la baisse la plus significative concernant l'Allemagne, le principal partenaire commercial de la France.
Particulièrement touché par cette baisse, le secteur aéronautique accuse un recul de 31 % en 2001, surtout concentré en Amérique et en Asie et "conséquence de la crise du transport aérien et de l'atonie de la croissance américaine", selon M. Loos. En revanche, les ventes de matériel militaire, après plusieurs années de faibles montants à l'exportation, ont nettement augmenté pour atteindre 3,23 milliards d'euros en 2002, contre 2,07 milliards d'euros en 2001, selon les douanes.
L'exportation de produits agroalimentaires et de biens de consommation est également en hausse, respectivement de 3,3 % et de 3,1 %. Les importations françaises ont, quant à elles, atteint 316 milliards d'euros, soit un recul de 3,5 % par rapport à 2001. Les importations vers l'Union européenne ont cédé 2,1 % en 2002. Ce repli s'explique notamment par la réduction de la facture énergétique, due à "une diminution en volume de l'approvisionnement en produits pétroliers et à l'appréciation de l'euro face au dollar depuis le printemps 2002, le cours du brut étant resté quasiment identique en 2001 et 2002", a expliqué le ministre.
Le ministre du commerce extérieur relève toutefois "des signes encourageants", notamment une progression des entreprises françaises dans les pays de l'élargissement européen, et une bonne compétitivité des secteurs de l'automobile, de la pharmacie, de la parfumerie et de l'agroalimentaire.
Avec AFP et Reuters
ericjeanloicbreton |
| 2003-02-21 12:46:02
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COMMERCE
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Dimanche 16 février 2003
EXCEDENT COMMERCIAL
| La France dégage un excédent commercial de 10 milliards d'euros
 [vendredi 14 février 2003 - 20h36 heure de Paris]

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 Le commerce extérieur © AFP/Infographie | PARIS (AFP) - La France a dégagé en 2002 un excédent commercial de près de 10 milliards d'euros, principalement dû à la baisse de ses importations et à des exportations aéronautiques toujours importantes, dans un contexte de ralentissement des échanges mondiaux.
Selon les chiffres publiés vendredi par les Douanes, la balance commerciale française fait apparaître un excédent de 9,986 milliards d'euros, contre un excédent de 2,928 milliards d'euros en 2001.
Si l'excédent français "retrouve un niveau élevé" en 2002, "il reflète néanmoins une conjoncture dégradée et une attitude attentiste des entreprises et des ménages chez nos principaux partenaires et en France", a déclaré le ministre du Commerce extérieur François Loos en présentant ces résultats.
"Le second semestre 2002 n'a pas confirmé la reprise des échanges du début d'année, l'activité économique internationale se dégradant dès l'été", ont souligné les Douanes.
De fait, les échanges commerciaux de la France en 2002 révèlent surtout une nette contraction des importations (-3,5% par rapport à 2001) et, dans une moindre mesure, des exportations (-1,3%), ces dernières s'étant plus nettement repliées en fin d'année.
"Les échanges de biens d'équipement et de biens intermédiaires ont été les plus pénalisés par ce ralentissement, l'automobile et les biens de consommation bénéficiant d'une consommation encore soutenue des ménages", selon les Douanes.
"L'orientation géographique de nos échanges ne nous a pas permis de tirer parti de la légère reprise du commerce mondial", a relevé M. Loos.
Les exportations françaises ont été pénalisées par le ralentissement de l'activité et des investissements dans l'ensemble des pays de l'Union européenne (UE), principal partenaire commercial de la France (62% de ses exportations, 60% de ses importations).
Au total, les exportations vers l'UE ont reculé de 0,9%, la baisse étant beaucoup plus marquée vers le principal partenaire de la France, l'Allemagne avec -3%. Les importations en provenance de l'UE ont elles cédé 2,1% en 2002.
Au niveau sectoriel, le total des grands contrats aéronautiques signés à l'exportation a atteint 10,8 mds EUR. Il est en baisse de 31%, ce recul étant surtout concentré en Amérique et en Asie, "conséquence de la crise du transport aérien et de l'atonie de la croissance américaine", a précisé M. Loos.
Les exportations de produits agroalimentaires restent "bien orientés" avec une hausse de 3,3%. Les exportations de biens de consommation ont progressé de 3,1% et les importations de 2% par rapport à 2001, freinant la baisse globale des flux du commerce extérieur.
Les ventes de matériels militaires, après plusieurs années "de faibles montants à l'exportation", ont "nettement" augmenté pour atteindre 3,23 mds EUR en 2002, contre 2,07 mds EUR en 2001, selon les Douanes.
La facture énergétique de 2002 s'établit à 21,5 mds EUR, soit une réduction de 1,4 md EUR par rapport à 2001, due "à une diminution en volume de notre approvisionnement en produits pétroliers et à l'appréciation de l'euro face au dollar depuis le printemps 2002, le cours du brut étant resté quasiment identique en 2001 et 2002", a expliqué M. Loos.
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ericjeanloicbreton |
| 2003-02-16 12:09:03
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COMMERCE
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Jeudi 13 février 2003
COMMERCE
Sanctions Le président de la Chambre des représentants américaine, furieux de la politique française concernant les importations agricoles américaines et de la position de Paris sur l'Irak, envisage des sanctions contre les eaux minérales et vins français importés.
ericjeanloicbreton |
| 2003-02-13 12:25:03
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COMMERCE
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Dimanche 9 février 2003
ENERGIE
L'Algérie et l'UE souhaitent renforcer leur coopération énergétique
ALGER, 9 fév (AFP) - L'Algérie et l'Union européenne (UE) ont réaffirmé dimanche à Alger leur volonté de renforcer leur coopération dans le domaine de l'énergie.
"On s'attelle avec le ministre de l'Energie et des Mines (l'Algérien Chakib Khelil) à travailler pour un dialogue entre pays producteurs d'énergie et pays consommateurs, ce qui est absolument essentiel pour l'équilibre et la stabilité au niveau mondial", a déclaré la Commissaire européenne aux Transports et à l'Energie, Loyola Palacio, à l'issue de discussions avec des responsables algériens.
Elle s'est entretenue avec le président Abdelaziz Bouteflika, le chef du gouvernement Ali Benflis, le ministre des Affaires étrangères Abdelaziz Belkhadem et M. Khelil.
Ces discussions ont porté sur la coopération entre l'Algérie et l'UE dans le domaine énergétique et sur l'accord d'association liant les deux parties depuis avril 2002, selon des sources officielles.
"L'Algérie est un partenaire privilégié de l'UE au point de vue énergétique, mais il faut aller beaucoup plus loin que cela", a estimé Mme Palacio.
Elle a précisé avoir discuté avec ses interlocuteurs de projets comme les réseaux trans-euroméditerrannéens pour le gaz, dont l'Algérie est le troisième exportateur mondial.
M. Benflis a, pour sa part, réaffirmé la disponibilité de l'Algérie "à contribuer à la sécurité énergétique du continent européen, dans le cadre d'une relation qui prend en compte les intérêts des deux parties et les spécificités de la coopération dans ce secteur", selon un communiqué officiel.
Cette volonté, "s'inscrit dans le cadre de l'accord d'association", a-t-il précisé.
Les mécanismes de mise en oeuvre de cet accord sont en train d'être mis en place, a, de son côté, indiqué le chef de la diplomatie algérienne.
ericjeanloicbreton |
| 2003-02-09 12:34:26
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COMMERCE
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Mercredi 5 février 2003
OMC
OMC: Bruxelles fait des offres préservant "pleinement" les services publics
Dépêche reçue le 5/02/2003 à 16:17
Le commissaire européen au Commerce Pascal Lamy, le 29 janvier à Sao Paulo
La Commission européenne a adopté mercredi la liste des offres qu'elle propose de faire au nom de l'UE à l'Organisation mondiale du Commerce (OMC) dans le cadre des négociations sur la libéralisation des services.
Cette liste implique que les "services publics sont pleinement préservés", notamment en matière de santé et d'éducation, a souligné la Commission dans un communiqué.
La proposition de la Commission "n'affecte ni la fourniture de services publics au sein de l'Union européenne, ni le droit de l'UE de réguler les secteurs de services publics, et lui garantit le droit de définir les cadres réglementaires appropriés", souligne le texte.
Bruxelles préconise en outre de ne prendre "aucun engagement" sur une ouverture du secteur audiovisuel de l'UE dans le cadre de ces négociations, a précisé le commissaire européen au Commerce Pascal Lamy, lors d'une conférence de presse.
L'offre de la Commission suggère en revanche une "ouverture plus en profondeur à la concurrence étrangère" de plusieurs autres secteurs, notamment "les services informatiques, autres services aux entreprises, les services postaux, les services de télécommunications, les services de distribution, les services environnementaux, les services financiers, les services liés au tourisme ou les services de transport".
Interrogé sur sa marge de négociation à l'OMC, le commissaire européen a affiché l'intention "évidemment de lâcher le moins possible".
"Il y a des domaines où on ne lâchera rien du tout. Dans l'audiovisuel, on ne lâchera rien du tout. Sur la santé, l'éducation, on ne lâchera rien du tout", a-t-il insisté.
"Notre proposition protège totalement la fourniture des services publics", a précisé le commissaire.
Il a souligné que les services postaux sont le seul domaine lié aux services publics qui figurent dans les propositions de libéralisation de la Commission. "C'est un cas où le marché de l'UE sera plus ouvert", à l'issue des négociations, a-t-t-il dit.
M. Lamy, qui a mandat pour négocier à l'OMC au nom de l'UE, s'est refusé à détailler ou à chiffrer à ce stade les propositions, qui sont encore soumises à l'aval des Quinze. Il se se borne à souligner le poids du secteur des services qui représente environ les deux tiers du PIB de l'UE.
La plupart des pays membres de l'OMC ont déjà présenté leurs demandes en matière de libéralisation des services. L'étape consacrée aux offres doit se conclure le 31 mars.
Pour leur part, les Etats-Unis avaient cité dans la liste de leurs requêtes des secteurs comme l'éducation et l'audiovisuel, que l'UE refuse d'ouvrir.
L'ouverture des marchés des services est un sujet très épineux, des députés et des organisations non gouvernementales comme Attac craignant qu'elle ne débouche sur une remise en cause de certains services publics comme la santé et l'éducation.
ericjeanloicbreton |
| 2003-02-05 10:38:55
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BRUXELLES, SERVICES PUBLICS, COMMERCE
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