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Mercredi 19 mars 2003
APA
18 mars 2003 Les modalités de calcul du concours aux départements par le fonds de financement de l'allocation personnalisée d'autonomie (APA)
Les députés doivent voter solennellement, ce mardi, la proposition de loi d'origine sénatoriale concernant l'allocation personnalisée d'autonomie (APA). Le texte ne garantit cependant pas définitivement le financement de la prestation, comme l’avait précisé Hubert Falco, secrétaire d’Etat aux Personnes âgées, qui affirmait qu'"une réflexion sur les modalités d'un financement assuré et pérenne de l'APA sera engagée au second semestre" 2003. Une circulaire interministérielle du 17 février dernier commente les modalités de calcul du concours aux départements par le fonds de financement de l'APA (FAPA). Le montant annuel du concours est égal à la somme des recettes encaissées par le FAPA au cours de l'année, diminuée du montant du fonds de modernisation de l'aide à domicile et des frais de gestion du FAPA, augmentée le cas échéant du résultat excédentaire de la section APA de l'exercice précédent. Il est estimé, pour l'année 2002, à environ 800 millions d'euros dans le budget primitif du fonds. Le concours annuel aux départements est réparti en fonction de six critères. Il est prévu de majorer les montants répartis pour les départements dont les dépenses d'APA sont substantiellement plus élevées qu'elles ne le sont en moyenne sur l'ensemble du territoire national, de limiter le concours du fonds ainsi calculé à hauteur de 50 % des dépenses d'APA de chaque département et de plafonner la charge nette des départements (différence entre leurs dépenses mandatées d'APA et le montant du concours du FAPA après application de la règle d'écrêtement), de telle sorte que celle-ci soit limitée à une somme égale au produit de 80 % de la majoration pour tierce personne revalorisée par le nombre de bénéficiaires.
Circulaire DSS/5 A n° 2003-75 du 17 février 2003 relative aux modalités de répartition et de versement du concours aux départements par le fonds de financement de l'allocation personnalisée d'autonomie (régularisations) pour les années 2002 et 2003.
ericjeanloicbreton |
| 2003-03-19 11:50:46
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ALAIN LAMBERT
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Mercredi 5 mars 2003
TIPP
| Carburants: le gouvernement prêt à rétablir la Tipp flottante |
 Le ministre délégué au Budget Alain Lambert, le 27 février |
Le gouvernement réagira "immédiatement" à une forte hausse du prix du pétrole par un rétablissement de la "Tipp flottante", mécanisme destiné à stabiliser le prix de l'essence à la pompe qu'il a supprimé en juillet.
Interrogé à la sortie du Conseil des ministres, le ministre délégué au Budget, Alain Lambert, a déclaré mercredi que "lorsque le prix du pétrole justifiera qu'un dispositif soit mis en place, nous mettrons immédiatement en place" la Tipp (taxe intérieure sur les produits pétroliers) flottante.
Introduit par le précédent gouvernement dans la loi de finances 2001 pour stabiliser le prix des carburants à la pompe au-delà d'une certaine variation des cours du pétrole, ce mécanisme avait été supprimé en juillet 2002 par le gouvernement Raffarin.
L'opposition a immédiatement critiqué ces atermoiements, en soulignant que c'est le consommateur qui payait la hausse du prix du pétrole, et que le non-rétablissement de la Tipp flottante permettait à Bercy "de faire des économies".
Bercy avait depuis plusieurs semaines laissé la porte ouverte à un rétablissement du dispositif.
Or, à mesure que se profile une guerre en Irak, le cours du baril de pétrole ne cesse d'augmenter, passant à New York de 25 dollars à la mi-novembre à près de 40 dollars en fin de semaine dernière.
Cette envolée a entraîné un bond des factures d'énergie et des prix pour les automobilistes, entreprises ou particuliers chauffés au fioul domestique.
Les économistes estiment de leur côté que le déclenchement d'une guerre en Irak va faire s'envoler le prix du baril vers les 60, 80 voire 100 dollars, et que cette appréciation sera aussi élevée et importante que la guerre sera longue.
D'où les appels récurrents en faveur d'un rétablissement de la Tipp flottante, de l'association de défense des consommateurs Que Choisir à l'organisation patronale de transporteurs routiers Unostra, en passant par le "père" du dispositif, le député PS de l'Isère Didier Migaud, qui y voyait un moyen de "redonner du pouvoir d'achat aux ménages français".
Mercredi, l'entourage de M. Migaud a immédiatement réagi aux propos de M. Lambert: "Le gouvernement nous mène en bateau sur cette question. Dire, comme M. Lambert, +j'attends d'être au plus fort de la hausse pour agir+, c'est méconnaître totalement ce dispositif".
"La Tipp est un mécanisme préventif pour éviter au consommateur de payer les conséquences de la hausse du pétrole. Or cela fait quatre mois que c'est le cas".
Le mécanisme de Tipp flottante, tel que mis en place par le gouvernement Jospin, se déclenchait en effet à partir du moment où le pétrole (baril de Brent) atteignait les 28 dollars, "ce qui est le cas depuis le 21 novembre", a-t-on encore souligné dans l'entourage de M. Migaud.
Interrogé sur la date de rétablissement de la Tipp flottante, M. Lambert a déclaré: "Regardez le prix à la pompe au moment où la Tipp a été mise en place".
Or "on a d'ores et déjà retrouvé les niveaux de l'été 2000 pour le gazole, avec un prix à la pompe de 82-83 centimes d'euro par litre", affirme-t-on chez M. Migaud, en concluant: "Le fond du problème, c'est que la suppression de la Tipp permet au gouvernement d'économiser près de 50 millions d'euros par mois, et qu'il n'est pas prêt à lâcher cette somme" en ces temps de ralentissement conjoncturel et de creusement des déficits publics. |
ericjeanloicbreton |
| 2003-03-05 12:53:21
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ALAIN LAMBERT
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Jeudi 6 février 2003
DOSSIER APA ET EUTHANASIE

CE QUE JE DIS
L'EUTHANASIE, LES PERSONNES AGEES, BERNARD KOUCHNER ET MOI...
Lorsque je me suis déplacé au secrétariat du ministère de la santé en 1998, c'était pour remettre mon témoignage concernant des abus et dysfonctionnements de structures d'aides aux personnes âgées . C'était pour leurs faire part de ma profonde colère et surtout de l'énorme scandale .Malheureusement, loin d'être convaincant, le secrétariat m'a même indiqué, qu'il n'y avait pas de bureaux spéciaux qui s'occupaient des personnes âgées. On m'a donc très mal accueilli. Et bien entendu, on ne m'a pas répondu, j'ai donc décidé d'écrire à 60 MILLIONS DE CONSOMMATEURS, au MONDE, à AMNESTY et bien d'autres .Trois ans après, l'apa était votée et un secrétariat spécial aux personnes âgé était mis en place . J'aurais pu donc fêter l'événement, mais malheureusement ce n'est pas mon seul sujet de préoccupations. Un problème sur plus de mille a donc été reconnu, je suis donc satisfait à 1 pour mille, ce qui est peu, très peu, d'autant plus qu'on tente de m'ignorer, voire de me discréditer . Bernard KOUCHNER a en quelque sorte eu trois ans de retard, pour les personnes âgées, pour les aliments trop salés.Par contre il a tout de suite reconnu que les français devaient apprendre à se soigner tout seul.Puisque les médecins ne savent plus soigner(du reste aux fils des ans, je me suis aperçu qu'ils racontaient n'importe quoi), et surtout que les médicaments ne guérissent plus, puisque les microbes et bactéries résistent aux antibiotiques.
Aujourd'hui, certains se demandent comment celà va être financé, au lieu de se demander pourquoi celà n' a pas été fait avant? Et oui, pourquoi, celà n'a pas été fait avant ? Mes grands-parents, moi-même et beaucoup d'autres n'auraient pas été rackettés et inévitablement volés .
Mon grand-père avait son père qui s'appelait MEDERIC, comme la compagnie d'assurances et d'aides aux personnes âgées cadres. Cette assurance assure un logement dans des résidences spécialisées pour 16.500f de retraites au minimum . Par contre les prises en charges par les services sociaux s'arrêtaient, avant l'apa, lorsque les retraites dépassaient ce plafond . 16500F semble être le premier prix pour pouvoir être soigné dignement . Semble, car selon d'autres études officielles, les dépenses varient de 6000 à 16000f(cf le dossier spécial de 60 millions de consommateurs, notamment). Et d'après mon étude, les services et les soins qui ont été procurés à mes grands-parents ne correspondent même pas à 4000f par mois . Une personne prise en charges à 100%, se fait donc rembourser ses médicaments intégralement, la nourriture des hôpitaux ou de maison de retraite est une nourriture de cantines bas de gamme . Steack-haché-purée, tous les jours . Le loyer mensuel d'une chambre d'hôpital ne coûte même pas 2000f l'année, je dis bien l'année . Que reste t'il donc à prendre en charges ? Le goûter, un véritable festin, un bol de chicorée avec un sachet de deux biscuits . Il ne reste donc plus que le personnel à payer . Et malheureusement, ce ne sont pas des bénévoles!
Mais le scandale, c'est de faire signer des faux, des lettres blanches, le scandale c'est de confisquer 90% des revenus, pour ensuite ne laisser que 10%, pour les autres dépenses(c'est à dire, autres que les médicaments, le logement et la nourriture), et malheureusement la liste est longue, très, très longue, puisqu'elle correspond aux besoins de n'importe quelle personne . Pour ce qui est des soins, là aussi, ils font des économies, ils obligent leurs clients à faire leurs besoins dans des couches, pour ne pas être dérangés(mais ils le sont de toute façon), et puis il faut faire des économies de radios, parcequ'il y a trop d'abus . Que reste t'il donc à faire, quand la personne n'est plus solvable ? L'euthanasier ou en tout cas accélérer son décès .
Le rapprochement est vite fait, beaucoup voudront euthanasier des personnes âgées pour moins leurs verser d'APA, ou plutôt je devrais dire d'appât .Beaucoup voudront mourir, car ils ne supporteront pas la douleur, alors qu'il s'agira d'une simple crise de foie.Et beaucoup les aideront plus facilement s'ils ont fait don de leurs corps à la science . Je suis donc contre toutes formes d'euthanasie .
ERICJEANLOICBRETON
14 mai 2002
Alain Lambert : "Remboursez l'APA" Le ministre délégué au Budget souhaite que la succession des bénéficiaires serve à rembourser l'Allocation personnalisée autonomie. Indignation au PS. l'article

Interview "Il ne fait pas bon être vieux et pauvre", Paulette Guinchard-Kunstler (PS) Débat La contre-réforme
Le gouvernement va mettre à contribution une partie importante des 800 000 personnes bénéficiant de l'allocation personnalisée autonomie, l'APA. Seules celles qui ont moins de 623 € mensuels ne seront pas concernées par la réforme. L'allocation autonomie rognée LES PERSONNES ÂGÉES bénéficiant de l'allocation personnalisée autonomie (APA) destinée à améliorer le sort des personnes... Jean-Marc Plantade
SOCIAL
L'APA coûtera 4 milliards d'euros en 2004
[17 décembre 2002]
Les départements devront trouver plus d'un milliard d'euros supplémentaires pour financer l'Allocation personnalisée d'autonomie (Apa) en 2003. C'est ce qu'indique l'Observatoire national de l'action sociale (Odas), dans un bilan publié juste avant que Jean-Pierre Raffarin ne s'exprime sur le sujet. Les dépenses totales passeraient selon l'Odas de 1,5 milliard d'euros en 2002 à 3,7 milliards en 2003 et 4 milliards en 2004 : le financement du fonds – 800 millions cette année – serait porté à 850 millions l'an prochain.
A partir des données du ministère des Affaires sociales, l'Odas chiffre la population âgée dépendante entre 950 000 et 1,12 million de personnes en 2003. Fin 2002, environ 770 000 personnes dépendantes devraient bénéficier de la prestation. Elles seront de l'ordre de 900 000 fin 2004. Les dépenses évolueraient considérablement si les paramètres de départ sont modifiés : 10 000 bénéficiaires à domicile en plus ou en moins font varier la dépense de 50 millions d'euros en 2003 et 2004.
Pour atténuer l'impact de ce surcoût, l'Odas propose plusieurs pistes. Tout d'abord, la généralisation de la formule de dotation globale pour les bénéficiaires en maisons de retraite, déjà expérimentée dans 42 départements : le Conseil général arrête une somme globale par établissement, en prenant en compte le niveau moyen de dépendance des résidents. Cette formule simplifie les procédures, en évitant la charge de monter un dossier pour chaque bénéficiaire. Pour les personnes à domicile, l'Odas note que l'Apa forfaitaire (versée pendant l'instruction de dossiers), qui a généré de nombreuses complications et coûts supplémentaires, n'aura plus lieu d'être en rythme de croisière du dispositif.
Hier soir, le ministre des Affaires sociales, François Fillon, et le secrétaire d'Etat aux Personnes âgées, Hubert Falco, devaient rencontrer Jean-Pierre Raffarin pour examiner les possibilités de réforme de l'allocation. Deux orientations ont d'ores et déjà été annoncées par le gouvernement. Relever de 5% à 12% la part de l'Apa laissée à la charge de la personne dépendante lorsque celle-ci est maintenue à son domicile, et mieux encadrer les conditions d'attribution de l'allocation aux personnes les moins dépendantes, celles qui sont au niveau 4 sur la grille d'évaluation, soit 260 000 personnes environ aujourd'hui.
M. Raffarin veut "réformer" l'APA pour "sauver cette prestation" STRASBOURG, 31 octobre - 15h35 (AFP) - Jean-Pierre Raffarin a annoncé jeudi son intention de "réformer" l'Allocation personnalisée d'autonomie (APA) en faveur des personnes âgées dépendantes afin de "sauver cette prestation".
"Nous devons reprendre le dossier. Nous ne sommes pas aujourd'hui dans une situation où cette prestation peut être pérenne si nous ne donnons pas les moyens de réformer ce dispositif", en partie à la charge des départements, a déclaré le Premier ministre devant les Assises des conseillers généraux à Strasbourg.
"J'ai proposé que se tienne dans les tout prochains jours une conférence APA avec l'Association des départements de France et le gouvernement", a-t-il ajouté face à des élus inquiets du financement de cette allocation.
"Nous voyons bien l'importance de cette mesure sociale, combien elle compte pour notre pays. Nous sommes attachés à la défense de cette prestation sociale", a-t-il affirmé.
"Je sais qu'il y a des difficultés financières pour 2003, mais tel que le système est aujourd'hui bâti, en 2004, 2005, 2006, nous allons vers une explosion du dispositif. Il nous faut trouver une solution de manière durable pour pouvoir maintenir la prestation, mais l'organiser dans des conditions financières qui soient supportables", a-t-il poursuivi.
Avant la réforme, l'Etat "fera un effort", "de manière à venir en soutien, par des financements relais pour les départements les plus en difficulté et obligés de faire face à une fiscalité locale trop importante", a promis M. Raffarin.
Sinon, cela "donnerait de la décentralisation une image de financement mal maîtrisé".
Le ministère des Affaires sociales a annoncé la semaine dernière que l'Etat allait octroyer d'ici à la fin de l'année 36 millions d'euros aux départements afin de les aider à financer cette allocation.
Quelque 34.000 personnes âgées hébergées en établissement ont vu leurs aides diminuer lors du passage de la Prestation spécifique dépendance (PSD) à l'APA au 1er janvier dernier : la somme débloquée est destinée à compenser le manque à percevoir pour ces personnes en 2002, selon le ministère.
CE QUE J'AI DIT
L'APA fait aujourd'hui, l'objet d'une remise en cause . Hubert FALCO songe à en réduire son coût . Excessif à ses yeux . Pour moi, ce qui est excessif, c'est ce qui est facturé, par les services d'aides aux personnes âgées . Afin d'être persuasif, je vais rappeler ce qu'à payer ma grand-mère et ce qu'elle a reçu comme services en échange, et bien entendu ce que les autres ont reçu . Bien entendu ce témoignage est sérieux et véridique .Toute tentative de remise en cause serait inacceptable et trompeur .
Ma grand-mère a payé plus de 14000f par mois, avec une prise en charge incertaine .Ma grand-mère vivait dans une chambre à deux lits, avec une autre patiente . Le loyer de cette chambre était de 2000f, l'année, et oui, l'année . D'autre part, afin de ne pas déranger, on lui mettait des couches pour faire ses besoins . Toutes les patientes étaient mises dans le hall de l'étage, pour pouvoir les surveiller de loin, toute la journée .
Ma grand-mère m'a toujours dit, qu'elle mangeait la même chose, à chaques repas, steack-hâché-purée, quant aux goûters, là aussi, c'était toujours la même chose, café au lait et deux biscuits .
Le courrier n'était jamais distribué, les frais de pédicures, coiffeurs et autres étaient facturés en plus des 14000f . Ma grand-mère était bien entendu remboursé à 100% pour ses frais de médicaments .La pension alimentaire mensuelle était de 3000f par mois . Permettez-moi donc de demander qu'est-ce qui justifie 14000f de dépenses et donc de coût . D'après nos comptes, nous retombons que sur 3200f par mois, avec un repas à 50f(soit l'équivalent d'un repas de brasserie). D'autre part, cet établissement a accéléré son décès, l'a mal alimenté et bien entendu mal soigné . Ils m'ont même refusé une radio que je demandais, afin de vérifier un mal de ventre persistant . Résultat, quelques jours plus tard, ma grand-mère décédait d'une occlusion intestinale . Pour ma part, j'ai la certitude qu'elle a été empoisonnée à petit feux . L'apa libérait la france du poids énorme de ses erreurs passées, à savoir qu'en france tout le monde volait les personnes âgées, d'une manière ou d'une autre . . L'allemagne et le japon semblaient avoir pris des initiatives assez protectrices .Mais il est évident que c'est une garantie totale qu'il faut mettre en place . Des assurances dépendances pour les futurs dépendants, pour une couverture totale, quant aux autres, il me semblait humain et normal de leurs faire ce cadeau, pour les remercier, celà était à mes yeux, une manière de se rattraper .
Le recours sur succession est inacceptable, pour la simple raison, que des gens ne sont pas censés tomber malades, même s'ils deviennent vieux . L'assurance maladie, c'est aussi, couvrir les besoins à tout âge .
HUMBERT fargo, songe à remettre en place le retour sur succession . Ce qui est bien entendu inacceptable et illégal, puisque des centaines de milliers de bénéficiaires se sont déjà inscrits pour toucher une aide sans recours . Il est donc illégal et injuste de le remettre en place maintenant . Il faut donc réduire les coûts, en facturant moins, tout simplement .
Auteur: ERIC JL BRETON
CE QUI A ETE PUBLIE CES DERNIERES SEMAINES
Article 1
En réponse aux craintes d'une réforme de l'APA. Aller plus loin que des effets d'annonce Par Hubert FALCO vendredi 16 août 2002
Hubert Falco est secrétaire d'Etat aux Personnes âgées
Une évidence s'impose : c'est le caractère totalement irréaliste des prévisions concernant la montée en charge des demandes des bénéficiaires de l'allocation personnalisée d'autonomie (APA). Cette situation confirme, malheureusement, les craintes émises par le Sénat lors de l'adoption du projet de loi en première lecture, puisque, selon les termes du rapporteur, «rarement l'absence de financement pérenne d'une politique sociale sera apparue aussi nettement que dans le cas de l'APA». Sept mois après le lancement de la réforme, nous assistons à une montée en charge des demandes nettement plus rapide que prévu. Les projections réalisées par le précédent gouvernement estimaient les bénéficiaires à 800 000 en rythme de croisière à l'horizon 2005-2006. D'après nos statistiques provisoires de la fin juin, le nombre de demandes atteindrait d'ores et déjà 715 000, dont 315 000 en établissements et 400 000 à domicile. Cette situation se traduira très vraisemblablement par un important déséquilibre du plan de financement qui devrait être de l'ordre d'un milliard d'euros pour 2002-2003. Mme Guinchard-Kunstler, ancienne secrétaire d'Etat aux Personnes âgées, déclare être confondue de voir l'équipe gouvernementale se préoccuper du coût de l'APA et de son financement (Libération du 13 août). Elle devrait avoir bien d'autres raisons d'être déconcertée devant la situation de nombre de personnes âgées dépendantes et l'incurie de son gouvernement. Certes, celui-ci n'aura pas été avare d'incantations généreuses, mais, dans les faits, tout reste à faire. Prétendre à un satisfecit, dans ces conditions, n'est un signe ni de réalisme ni d'humilité. Peut-on être satisfait des lourdeurs administratives, de l'engorgement des services chargés de l'APA et de l'inorganisation des équipes chargées d'évaluer les besoins des personnes âgées et de définir les plans d'aide ? Peut-on accepter l'absence de professionnalisation des personnels à domicile ? Comment ne pas être inquiets des conséquences financières pour les personnes âgées dépendantes, du passage du versement de l'APA à domicile au versement de cette prestation en établissement. Faut-il crier victoire dans le domaine de l'Alzheimer devant l'absence de moyens mis en place : seulement 10 % des malades bénéficient de soins et 30 % seulement sont dépistés ? Quant à la réforme de la tarification, sur 10 400 établissements, 700 seulement ont signé une convention tripartite. Oui, l'équipe gouvernementale est préoccupée car la tâche est gigantesque. La situation nous impose de rectifier, de mettre en place les mesures réalistes, de trouver les financements. Car, c'est à cette condition seulement, que nous aurons les moyens d'agir efficacement sur le bien-être des personnes âgées, en prenant en compte leur situation individuelle, leur condition de vie, non seulement matérielle mais aussi psychologique. Car c'est à la reconnaissance d'un véritable droit à la dignité qu'il nous faut parvenir. Ce droit nécessite la mise en place de personnels qualifiés, de conditions de vie de qualité, de moyens d'évaluation, de contrôles. Il implique aussi l'information du public et la formation des professionnels à la prévention. Car elle seule permettra de limiter le développement et les coûts de la dépendance. L'appel au bénévolat, le rapprochement des générations, le développement de l'insertion vers les emplois de proximité et d'aide à la personne sont d'autres pistes. Nous ne nous contenterons pas de grandes déclarations démagogiques. Le laps de temps qui a séparé le gouvernement Raffarin 2 de la cessation de fonction de Mme Guinchard-Kunstler ne nous a pas permis d'organiser une passation de pouvoir. On peut le regretter ; c'eut été l'occasion de mesurer le fossé qui sépare un programme d'annonces de mesures réalistes destinées à être appliquées.
ARTICLE 2
L'APA sera financée "sans hausse de charges"
• LE MONDE | 16.08.02 | 11h19
Toulon de notre correspondant "L'allocation personnalisée d'autonomie [APA] est une bonne mesure sociale que nous ne remettrons pas en cause, quoi qu'on en dise ici ou là." Hubert Falco martèle son propos avec conviction. Mais le secrétaire d'Etat aux personnes âgées se dit également conscient de "la nécessité de trouver 1 milliard d'euros qui font aujourd'hui défaut pour financer cette mesure". Moyennant quoi, M. Falco met la dernière main à une série de "scénarios envisageables pour limiter les dépenses" liées à l'APA et "trouver les sommes manquantes sans augmenter les charges du budget de l'Etat ni le budget du ministère qui avoisine les 202 milliards d'euros". Quatre scénarios devraient être à l'étude dès la rentrée. Première hypothèse : les dépenses de l'APA ne passeraient que de 2,5 à 2,8 milliards d'euros en 2003. Les conseils généraux pourraient alors consentir un effort supplémentaire. "Néanmoins, il n'est pas pensable qu'ils assument, en cas de nécessité, le milliard d'euros manquant – ce serait accroître de 10 % en moyenne leur budget en occasionnant une hausse de 3 à 6 points d'impôts", précise le secrétaire d'Etat, président du conseil général du Var il y a encore deux semaines. Le deuxième scénario pourrait s'appliquer dans le cas d'une augmentation de 500 millions d'euros. Une modulation des conditions de ressources pourrait alors être étudiée. "Nous pourrions envisager une introduction d'un plafond de ressources qui varierait selon le groupe iso-ressource de la personne." Une réduction du montant forfaitaire accordé est également envisagée en cas de dépassement du délai d'instruction de deux mois. Envisageant le scénario le plus noir dans lequel l'augmentation de 1 milliard d'euros serait confirmée à la rentrée, M. Falco estime que "les mesures législatives pourraient alors être revues, comme le retour du recours sur succession entre 153 000 euros et 76 000 euros du seuil d'imposition de solidarité sur la fortune. Le recours sur succession pourrait être modulé", en fonction du GIR dans lequel la personne est classée. "MESURES RÉALISTES" Une autre proposition, qu'il qualifie de "passerelle", semble retenir l'attention d'Hubert Falco : "Il convient d'étudier la possibilité de mobiliser une partie des dépenses passives des départements en matière de RMI en finançant, par le biais des plans d'insertion, les services rendus aux personnes âgées dans le cadre de l'APA. Celle-ci ne serait pas versée au bénéficiaire, mais représenterait un équivalent d'heures pour une personne bénéficiant du RMI qui, dans le cadre de son programme d'insertion, et après avoir suivi une formation adaptée, pourrait travailler à domicile." Là encore, fort de son expérience d'élu départemental, il évalue à près de 1 milliard d'euros "les fonds relevant du budget RMI qui ne sont pas utilisés sur l'ensemble des conseils généraux de France". Répétant son souci de trouver des "mesures réalistes et des financements qui répondent à une solidarité nécessaire", M. Falco assure que ce rattrapage se fera "sans augmenter les charges de chacun, via la CSG, en trouvant des ventilations budgétaires différentes avec le seul souci d'agir vite et en profondeur pour éviter que la France vieillisse mal et que se crée une ségrégation entre les jeunes et leurs aînés". José Lenzini • ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 17.08.02
Article 3
Falco: la situation des personnes âgées dépendantes est "préoccupante" [mercredi 14 août 2002 - 17h25 heure de Paris]
Le secrétaire d'Etat aux personnes âgées Hubert Falco, le 20 juin à l'Hôtel Matignon © AFP/Archives Daniel Janin PARIS (AFP) - Le secrétaire d'Etat aux personnes âgées Hubert Falco juge la situation de bon nombre de personnes âgées dépendantes "préoccupante" et estime que la tâche qui attend le gouvernement est "gigantesque", mercredi dans un communiqué. "Aujourd'hui, une évidence s'impose : c'est le caractère totalement irréaliste des prévisions concernant la montée en charge des demandes de bénéficiaires de l'Allocation personnalisée d'autonomie (APA)", déclare-t-il. L'APA, mise en place par le gouvernement Jospin, entrée en vigueur au 1er janvier 2002, est victime de son succès. Elle devrait coûter 3,5 milliards d'euros en 2003, soit un milliard d'euros de plus que les prévisions initiales, ce qui pousse le nouveau gouvernement à étudier les pistes possibles pour une réforme. Certaines solutions envisagées, tel le rétablissement du recours sur succession des sommes versées au défunt au titre de cette allocation, ont provoqué l'émoi de nombreuses associations de retraités, rejointes par l'ancienne secrétaire d'Etat aux personnes âgées Paulette Guinchard-Kunstler. "Oui, l'équipe gouvernementale en place est préoccupée par cette situation car la tâche qui l'attend est gigantesque. La situation nous impose de rectifier, de mettre en place des mesures réalistes, de trouver les financements nécessaires pour conduire une politique en direction des personnes âgées à la fois responsable, humaine et solidaire", assure M. Falco. "Dans les faits, pratiquement tout reste à faire. Peut-on être raisonnablement staisfait des lourdeurs administratives, de l'embolisation des services d'instruction chargés de l'APA et de l'inorganisation des équipes médico-sociales chargées d'évaluer les besoins des personnes âgées? Peut-on accepter l'absence préoccupante de professionnalisation des personnels à domicile?" s'interroge le ministre avant de palider "pour des mesures réalistes destinées à être effectivement appliquées". Il assure que son "action aura pour priorité l'information au public et la formation des professionnels à la prévention. L'appel au bénévolat, le rapprochement des générations, le développement de l'insertion vers les emplois de proximité et d'aide à la personne sont autant de pistes auxquelles nous travaillons".
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Législations et pratiques de l'euthanasie en Europe
PARIS, 17 déc (AFP) - A ce jour, les législations européennes sur l'euthanasie restent très disparates. Cette pratique reste souvent taboue, certains pays admettant implicitement le "suicide assisté", et de nombreux autres se refusant à réglementer l'"euthanasie active". Les Pays-Bas et la Belgique sont les seuls pays au monde à l'avoir légalisée.
En FRANCE: L'euthanasie est illégale, mais le code pénal distingue l'euthanasie active - le fait de provoquer directement la mort (assimilé à un homicide) - et l'euthanasie passive - "l'abstention thérapeutique" (considérée comme non-assistance à personne en danger).
Vincent Humbert, un tétraplégique, a écrit au président Chirac pour lui faire part de son calvaire et lui dire qu'il souhaite mourir. En mai 2002, Dominique Knockaert, une Française paralysée de 44 ans, atteinte d'une infirmité motrice cérébrale de naissance, a demandé un débat parlementaire sur l'euthanasie, afin de peut-être mettre fin à ses jours.
En GRANDE-BRETAGNE: l'aide au suicide est considérée comme un crime, mais le débat sur l'euthanasie a été relancé par deux décisions de justice controversées. Diane Pretty, 43 ans, paralysée et incurable, à qui les tribunaux du Royaume-Uni et la Cour européenne des droits de l'Homme avaient refusé le droit de se faire aider par son mari pour mettre fin à ses jours, est décédée dans la souffrance en mai 2002.
Une autre Britannique, Mlle B., avait obtenu le droit de mourir en mars 2002, par débranchement des appareils qui la maintenaient en vie. Mais au regard de la loi, le cas était différent: elle était paralysée depuis un an et ne vivait que sous assistance respiratoire.
Les PAYS-BAS ont été, le 1er avril 2002, le premier pays au monde à légaliser l'euthanasie sous certaines conditions. La loi assure une plus grande sécurité légale au médecin, mais sans modifier fondamentalement le régime de tolérance qui l'entourait depuis 1997 : les médecins pourront pratiquer l'euthanasie sans risque de poursuites judiciaires s'ils respectent certains "critères de minutie".
En BELGIQUE: depuis le 16 mai 2002, une loi légalise partiellement l'euthanasie en l'encadrant strictement : le médecin "ne commettra pas d'infraction" dès lors que le patient, affligé d'une "souffrance physique ou psychique constante et insupportable" des suites d'une "affection accidentelle ou pathologique incurable", "se trouve dans une situation médicale sans issue".
En SUISSE : l'euthanasie active directe est interdite, l'euthanasie passive est tolérée. L'aide au suicide est légale si elle est accompagnée du feu vert d'un seul médecin. On peut adhérer à une association qui organise l'opération.
En ESPAGNE: le Code pénal de 1995 ne considère plus l'euthanasie et le suicide assisté comme un homicide. Les peines d'emprisonnement prévues ne s'appliquent pas lorsque le malade a fait une demande instante et réitérée, qu'il souffre d'une maladie incurable ou d'une affection entraînant des douleurs permanentes et difficiles à supporter.
Le DANEMARK interdit l'"euthanasie active", mais autorise un patient incurable à décider l'arrêt des traitements. Depuis le 1er octobre 1992, en cas de maladie incurable ou d'accident grave, les Danois peuvent faire un "testament médical" que les médecins doivent respecter.
En ALLEMAGNE: l'administration d'un médicament mortel est assimilée à un homicide. Selon la Cour d'appel de Francfort, l'euthanasie ne peut être décidée --par un tribunal des tutelles-- que si elle correspond sans ambiguïté à la volonté des patients.
L'euthanasie est enfin interdite par la loi en Italie, en Norvège, en Suède en Grèce et en Turquie.
Mattei : pas de légalisation de l'euthanasie
LE JEUNE Vincent Humbert, tétraplégique, muet et aveugle, a ému la France en sollicitant dans une lettre adressée à Jacques Chirac le « droit de mourir ». Cette affaire a fait rebondir le débat sur l'euthanasie, en mettant en lumière la situation tragique de certains malades. Inaugurant hier matin un colloque sur les soins palliatifs, le ministre de la Santé, Jean-Francois Mattei, nous a donné son point de vue sur le sujet. « Je n'ai pas de conseils à donner au président de la République. Mais, en conscience, je pense qu'il ne faut pas s'avancer trop sur ce terrain-là. Qu'un être humain puisse donner la mort à un autre ne peut pas figurer dans un texte de loi. Je suis donc farouchement opposé à l'euthanasie et je ne souhaite pas faire évoluer la législation en cours. En revanche, les gens qui, comme ce jeune homme, sont dans des états de dépression, qui ont des désirs de mort, doivent être pris en charge et être accompagnés davantage. »
Des « soins palliatifs pour soulager la personne, même si ce soulagement accélère le moment de sa mort »
Faisant référence à ses « trente-cinq ans d'activité en service de réanimation en néonatologie », le professeur Mattei, ancien grand pédiatre et généticien de renom, étaye sa thèse par ces « changements quasi miraculeux qui peuvent se produire au cours d'une même nuit et qui modifient totalement le jugement que vous aviez sur un malade. L'enfant qui semblait condamné en début de nuit ne l'est parfois plus au petit matin, à la grande surprise de ses parents, qui n'avaient plus d'espoir. » Sur l'approche de la fin de vie, le ministre distingue en fait deux choses. Soit le patient est « au seuil de sa mort », et dans ce cas, dans le cadre des « soins palliatifs », il incite les équipes médicales « à l'utilisation d'antalgiques et de sédatifs dès lors qu'ils s'avèrent nécessaires pour soulager la personne, même si ce soulagement accélère le moment de sa mort ». Sur ce point précis, l'Association pour le droit de mourir dans la dignité ne demande pas autre chose. En revanche, Jean-François Mattei exclut « farouchement » la décision de légaliser l'euthanasie au sens strict, concernant les personnes souhaitant qu'on « anticipe leur mort, non pas parce que leurs douleurs physiques ou psychiques ne sont pas soulagées, mais parce qu'elles veulent maîtriser le moment de leur mort, en décider le jour ». Les « exceptions d'euthanasie » comme les autorisent nos voisins suisses, belges et hollandais ne sont donc pas près de voir le jour en France.
Marc Payet
Le Parisien, mercredi 18 décembre 2002
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SOCIAL
L'APA coûtera 4 milliards d'euros en 2004
[17 décembre 2002]
Les départements devront trouver plus d'un milliard d'euros supplémentaires pour financer l'Allocation personnalisée d'autonomie (Apa) en 2003. C'est ce qu'indique l'Observatoire national de l'action sociale (Odas), dans un bilan publié juste avant que Jean-Pierre Raffarin ne s'exprime sur le sujet. Les dépenses totales passeraient selon l'Odas de 1,5 milliard d'euros en 2002 à 3,7 milliards en 2003 et 4 milliards en 2004 : le financement du fonds – 800 millions cette année – serait porté à 850 millions l'an prochain.
A partir des données du ministère des Affaires sociales, l'Odas chiffre la population âgée dépendante entre 950 000 et 1,12 million de personnes en 2003. Fin 2002, environ 770 000 personnes dépendantes devraient bénéficier de la prestation. Elles seront de l'ordre de 900 000 fin 2004. Les dépenses évolueraient considérablement si les paramètres de départ sont modifiés : 10 000 bénéficiaires à domicile en plus ou en moins font varier la dépense de 50 millions d'euros en 2003 et 2004.
Pour atténuer l'impact de ce surcoût, l'Odas propose plusieurs pistes. Tout d'abord, la généralisation de la formule de dotation globale pour les bénéficiaires en maisons de retraite, déjà expérimentée dans 42 départements : le Conseil général arrête une somme globale par établissement, en prenant en compte le niveau moyen de dépendance des résidents. Cette formule simplifie les procédures, en évitant la charge de monter un dossier pour chaque bénéficiaire. Pour les personnes à domicile, l'Odas note que l'Apa forfaitaire (versée pendant l'instruction de dossiers), qui a généré de nombreuses complications et coûts supplémentaires, n'aura plus lieu d'être en rythme de croisière du dispositif.
Hier soir, le ministre des Affaires sociales, François Fillon, et le secrétaire d'Etat aux Personnes âgées, Hubert Falco, devaient rencontrer Jean-Pierre Raffarin pour examiner les possibilités de réforme de l'allocation. Deux orientations ont d'ores et déjà été annoncées par le gouvernement. Relever de 5% à 12% la part de l'Apa laissée à la charge de la personne dépendante lorsque celle-ci est maintenue à son domicile, et mieux encadrer les conditions d'attribution de l'allocation aux personnes les moins dépendantes, celles qui sont au niveau 4 sur la grille d'évaluation, soit 260 000 personnes environ aujourd'hui.
M. Raffarin veut "réformer" l'APA pour "sauver cette prestation" STRASBOURG, 31 octobre - 15h35 (AFP) - Jean-Pierre Raffarin a annoncé jeudi son intention de "réformer" l'Allocation personnalisée d'autonomie (APA) en faveur des personnes âgées dépendantes afin de "sauver cette prestation".
"Nous devons reprendre le dossier. Nous ne sommes pas aujourd'hui dans une situation où cette prestation peut être pérenne si nous ne donnons pas les moyens de réformer ce dispositif", en partie à la charge des départements, a déclaré le Premier ministre devant les Assises des conseillers généraux à Strasbourg.
"J'ai proposé que se tienne dans les tout prochains jours une conférence APA avec l'Association des départements de France et le gouvernement", a-t-il ajouté face à des élus inquiets du financement de cette allocation.
"Nous voyons bien l'importance de cette mesure sociale, combien elle compte pour notre pays. Nous sommes attachés à la défense de cette prestation sociale", a-t-il affirmé.
"Je sais qu'il y a des difficultés financières pour 2003, mais tel que le système est aujourd'hui bâti, en 2004, 2005, 2006, nous allons vers une explosion du dispositif. Il nous faut trouver une solution de manière durable pour pouvoir maintenir la prestation, mais l'organiser dans des conditions financières qui soient supportables", a-t-il poursuivi.
Avant la réforme, l'Etat "fera un effort", "de manière à venir en soutien, par des financements relais pour les départements les plus en difficulté et obligés de faire face à une fiscalité locale trop importante", a promis M. Raffarin.
Sinon, cela "donnerait de la décentralisation une image de financement mal maîtrisé".
Le ministère des Affaires sociales a annoncé la semaine dernière que l'Etat allait octroyer d'ici à la fin de l'année 36 millions d'euros aux départements afin de les aider à financer cette allocation.
Quelque 34.000 personnes âgées hébergées en établissement ont vu leurs aides diminuer lors du passage de la Prestation spécifique dépendance (PSD) à l'APA au 1er janvier dernier : la somme débloquée est destinée à compenser le manque à percevoir pour ces personnes en 2002, selon le ministère.
CE QUE J'AI DIT
L'APA fait aujourd'hui, l'objet d'une remise en cause . Hubert FALCO songe à en réduire son coût . Excessif à ses yeux . Pour moi, ce qui est excessif, c'est ce qui est facturé, par les services d'aides aux personnes âgées . Afin d'être persuasif, je vais rappeler ce qu'à payer ma grand-mère et ce qu'elle a reçu comme services en échange, et bien entendu ce que les autres ont reçu . Bien entendu ce témoignage est sérieux et véridique .Toute tentative de remise en cause serait inacceptable et trompeur .
Ma grand-mère a payé plus de 14000f par mois, avec une prise en charge incertaine .Ma grand-mère vivait dans une chambre à deux lits, avec une autre patiente . Le loyer de cette chambre était de 2000f, l'année, et oui, l'année . D'autre part, afin de ne pas déranger, on lui mettait des couches pour faire ses besoins . Toutes les patientes étaient mises dans le hall de l'étage, pour pouvoir les surveiller de loin, toute la journée .
Ma grand-mère m'a toujours dit, qu'elle mangeait la même chose, à chaques repas, steack-hâché-purée, quant aux goûters, là aussi, c'était toujours la même chose, café au lait et deux biscuits .
Le courrier n'était jamais distribué, les frais de pédicures, coiffeurs et autres étaient facturés en plus des 14000f . Ma grand-mère était bien entendu remboursé à 100% pour ses frais de médicaments .La pension alimentaire mensuelle était de 3000f par mois . Permettez-moi donc de demander qu'est-ce qui justifie 14000f de dépenses et donc de coût . D'après nos comptes, nous retombons que sur 3200f par mois, avec un repas à 50f(soit l'équivalent d'un repas de brasserie). D'autre part, cet établissement a accéléré son décès, l'a mal alimenté et bien entendu mal soigné . Ils m'ont même refusé une radio que je demandais, afin de vérifier un mal de ventre persistant . Résultat, quelques jours plus tard, ma grand-mère décédait d'une occlusion intestinale . Pour ma part, j'ai la certitude qu'elle a été empoisonnée à petit feux . L'apa libérait la france du poids énorme de ses erreurs passées, à savoir qu'en france tout le monde volait les personnes âgées, d'une manière ou d'une autre . . L'allemagne et le japon semblaient avoir pris des initiatives assez protectrices .Mais il est évident que c'est une garantie totale qu'il faut mettre en place . Des assurances dépendances pour les futurs dépendants, pour une couverture totale, quant aux autres, il me semblait humain et normal de leurs faire ce cadeau, pour les remercier, celà était à mes yeux, une manière de se rattraper .
Le recours sur succession est inacceptable, pour la simple raison, que des gens ne sont pas censés tomber malades, même s'ils deviennent vieux . L'assurance maladie, c'est aussi, couvrir les besoins à tout âge .
HUMBERT fargo, songe à remettre en place le retour sur succession . Ce qui est bien entendu inacceptable et illégal, puisque des centaines de milliers de bénéficiaires se sont déjà inscrits pour toucher une aide sans recours . Il est donc illégal et injuste de le remettre en place maintenant . Il faut donc réduire les coûts, en facturant moins, tout simplement .
Auteur: ERIC JL BRETON
CE QUI A ETE PUBLIE CES DERNIERES SEMAINES
Article 1
En réponse aux craintes d'une réforme de l'APA. Aller plus loin que des effets d'annonce Par Hubert FALCO vendredi 16 août 2002
Hubert Falco est secrétaire d'Etat aux Personnes âgées
Une évidence s'impose : c'est le caractère totalement irréaliste des prévisions concernant la montée en charge des demandes des bénéficiaires de l'allocation personnalisée d'autonomie (APA). Cette situation confirme, malheureusement, les craintes émises par le Sénat lors de l'adoption du projet de loi en première lecture, puisque, selon les termes du rapporteur, «rarement l'absence de financement pérenne d'une politique sociale sera apparue aussi nettement que dans le cas de l'APA». Sept mois après le lancement de la réforme, nous assistons à une montée en charge des demandes nettement plus rapide que prévu. Les projections réalisées par le précédent gouvernement estimaient les bénéficiaires à 800 000 en rythme de croisière à l'horizon 2005-2006. D'après nos statistiques provisoires de la fin juin, le nombre de demandes atteindrait d'ores et déjà 715 000, dont 315 000 en établissements et 400 000 à domicile. Cette situation se traduira très vraisemblablement par un important déséquilibre du plan de financement qui devrait être de l'ordre d'un milliard d'euros pour 2002-2003. Mme Guinchard-Kunstler, ancienne secrétaire d'Etat aux Personnes âgées, déclare être confondue de voir l'équipe gouvernementale se préoccuper du coût de l'APA et de son financement (Libération du 13 août). Elle devrait avoir bien d'autres raisons d'être déconcertée devant la situation de nombre de personnes âgées dépendantes et l'incurie de son gouvernement. Certes, celui-ci n'aura pas été avare d'incantations généreuses, mais, dans les faits, tout reste à faire. Prétendre à un satisfecit, dans ces conditions, n'est un signe ni de réalisme ni d'humilité. Peut-on être satisfait des lourdeurs administratives, de l'engorgement des services chargés de l'APA et de l'inorganisation des équipes chargées d'évaluer les besoins des personnes âgées et de définir les plans d'aide ? Peut-on accepter l'absence de professionnalisation des personnels à domicile ? Comment ne pas être inquiets des conséquences financières pour les personnes âgées dépendantes, du passage du versement de l'APA à domicile au versement de cette prestation en établissement. Faut-il crier victoire dans le domaine de l'Alzheimer devant l'absence de moyens mis en place : seulement 10 % des malades bénéficient de soins et 30 % seulement sont dépistés ? Quant à la réforme de la tarification, sur 10 400 établissements, 700 seulement ont signé une convention tripartite. Oui, l'équipe gouvernementale est préoccupée car la tâche est gigantesque. La situation nous impose de rectifier, de mettre en place les mesures réalistes, de trouver les financements. Car, c'est à cette condition seulement, que nous aurons les moyens d'agir efficacement sur le bien-être des personnes âgées, en prenant en compte leur situation individuelle, leur condition de vie, non seulement matérielle mais aussi psychologique. Car c'est à la reconnaissance d'un véritable droit à la dignité qu'il nous faut parvenir. Ce droit nécessite la mise en place de personnels qualifiés, de conditions de vie de qualité, de moyens d'évaluation, de contrôles. Il implique aussi l'information du public et la formation des professionnels à la prévention. Car elle seule permettra de limiter le développement et les coûts de la dépendance. L'appel au bénévolat, le rapprochement des générations, le développement de l'insertion vers les emplois de proximité et d'aide à la personne sont d'autres pistes. Nous ne nous contenterons pas de grandes déclarations démagogiques. Le laps de temps qui a séparé le gouvernement Raffarin 2 de la cessation de fonction de Mme Guinchard-Kunstler ne nous a pas permis d'organiser une passation de pouvoir. On peut le regretter ; c'eut été l'occasion de mesurer le fossé qui sépare un programme d'annonces de mesures réalistes destinées à être appliquées.
ARTICLE 2
L'APA sera financée "sans hausse de charges"
• LE MONDE | 16.08.02 | 11h19
Toulon de notre correspondant "L'allocation personnalisée d'autonomie [APA] est une bonne mesure sociale que nous ne remettrons pas en cause, quoi qu'on en dise ici ou là." Hubert Falco martèle son propos avec conviction. Mais le secrétaire d'Etat aux personnes âgées se dit également conscient de "la nécessité de trouver 1 milliard d'euros qui font aujourd'hui défaut pour financer cette mesure". Moyennant quoi, M. Falco met la dernière main à une série de "scénarios envisageables pour limiter les dépenses" liées à l'APA et "trouver les sommes manquantes sans augmenter les charges du budget de l'Etat ni le budget du ministère qui avoisine les 202 milliards d'euros". Quatre scénarios devraient être à l'étude dès la rentrée. Première hypothèse : les dépenses de l'APA ne passeraient que de 2,5 à 2,8 milliards d'euros en 2003. Les conseils généraux pourraient alors consentir un effort supplémentaire. "Néanmoins, il n'est pas pensable qu'ils assument, en cas de nécessité, le milliard d'euros manquant – ce serait accroître de 10 % en moyenne leur budget en occasionnant une hausse de 3 à 6 points d'impôts", précise le secrétaire d'Etat, président du conseil général du Var il y a encore deux semaines. Le deuxième scénario pourrait s'appliquer dans le cas d'une augmentation de 500 millions d'euros. Une modulation des conditions de ressources pourrait alors être étudiée. "Nous pourrions envisager une introduction d'un plafond de ressources qui varierait selon le groupe iso-ressource de la personne." Une réduction du montant forfaitaire accordé est également envisagée en cas de dépassement du délai d'instruction de deux mois. Envisageant le scénario le plus noir dans lequel l'augmentation de 1 milliard d'euros serait confirmée à la rentrée, M. Falco estime que "les mesures législatives pourraient alors être revues, comme le retour du recours sur succession entre 153 000 euros et 76 000 euros du seuil d'imposition de solidarité sur la fortune. Le recours sur succession pourrait être modulé", en fonction du GIR dans lequel la personne est classée. "MESURES RÉALISTES" Une autre proposition, qu'il qualifie de "passerelle", semble retenir l'attention d'Hubert Falco : "Il convient d'étudier la possibilité de mobiliser une partie des dépenses passives des départements en matière de RMI en finançant, par le biais des plans d'insertion, les services rendus aux personnes âgées dans le cadre de l'APA. Celle-ci ne serait pas versée au bénéficiaire, mais représenterait un équivalent d'heures pour une personne bénéficiant du RMI qui, dans le cadre de son programme d'insertion, et après avoir suivi une formation adaptée, pourrait travailler à domicile." Là encore, fort de son expérience d'élu départemental, il évalue à près de 1 milliard d'euros "les fonds relevant du budget RMI qui ne sont pas utilisés sur l'ensemble des conseils généraux de France". Répétant son souci de trouver des "mesures réalistes et des financements qui répondent à une solidarité nécessaire", M. Falco assure que ce rattrapage se fera "sans augmenter les charges de chacun, via la CSG, en trouvant des ventilations budgétaires différentes avec le seul souci d'agir vite et en profondeur pour éviter que la France vieillisse mal et que se crée une ségrégation entre les jeunes et leurs aînés". José Lenzini • ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 17.08.02
Article 3
Falco: la situation des personnes âgées dépendantes est "préoccupante" [mercredi 14 août 2002 - 17h25 heure de Paris]
Le secrétaire d'Etat aux personnes âgées Hubert Falco, le 20 juin à l'Hôtel Matignon © AFP/Archives Daniel Janin PARIS (AFP) - Le secrétaire d'Etat aux personnes âgées Hubert Falco juge la situation de bon nombre de personnes âgées dépendantes "préoccupante" et estime que la tâche qui attend le gouvernement est "gigantesque", mercredi dans un communiqué. "Aujourd'hui, une évidence s'impose : c'est le caractère totalement irréaliste des prévisions concernant la montée en charge des demandes de bénéficiaires de l'Allocation personnalisée d'autonomie (APA)", déclare-t-il. L'APA, mise en place par le gouvernement Jospin, entrée en vigueur au 1er janvier 2002, est victime de son succès. Elle devrait coûter 3,5 milliards d'euros en 2003, soit un milliard d'euros de plus que les prévisions initiales, ce qui pousse le nouveau gouvernement à étudier les pistes possibles pour une réforme. Certaines solutions envisagées, tel le rétablissement du recours sur succession des sommes versées au défunt au titre de cette allocation, ont provoqué l'émoi de nombreuses associations de retraités, rejointes par l'ancienne secrétaire d'Etat aux personnes âgées Paulette Guinchard-Kunstler. "Oui, l'équipe gouvernementale en place est préoccupée par cette situation car la tâche qui l'attend est gigantesque. La situation nous impose de rectifier, de mettre en place des mesures réalistes, de trouver les financements nécessaires pour conduire une politique en direction des personnes âgées à la fois responsable, humaine et solidaire", assure M. Falco. "Dans les faits, pratiquement tout reste à faire. Peut-on être raisonnablement staisfait des lourdeurs administratives, de l'embolisation des services d'instruction chargés de l'APA et de l'inorganisation des équipes médico-sociales chargées d'évaluer les besoins des personnes âgées? Peut-on accepter l'absence préoccupante de professionnalisation des personnels à domicile?" s'interroge le ministre avant de palider "pour des mesures réalistes destinées à être effectivement appliquées". Il assure que son "action aura pour priorité l'information au public et la formation des professionnels à la prévention. L'appel au bénévolat, le rapprochement des générations, le développement de l'insertion vers les emplois de proximité et d'aide à la personne sont autant de pistes auxquelles nous travaillons".
ericjeanloicbreton |
| 2003-02-06 12:33:33
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DOSSIER APA ET EUTHANASIE, APA, ALAIN LAMBERT, FILLON, BUDGET
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Mercredi 5 février 2003
BUDGET
Bercy contraint les ministères à geler 4 milliards de dépenses.
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Par Hervé NATHAN
mercredi 05 février 2003

 Le gel des crédits annoncé hier affecte tous les ministères, y compris ceux considérés comme «prioritaires» (Défense, Intérieur, Justice). |
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e matin, tous les ministères devraient faire tourner les calculettes : Bercy les a informés du montant des «réserves de précaution», équivalent raffarinien du plus traditionnel «gel budgétaire». Hier, Alain Lambert, ministre du Budget, a annoncé le montant de l'enveloppe devant les commissions des Finances de l'Assemblée et du Sénat : l'Etat doit, en urgence, mettre de côté 3,974 milliards d'euros. Et ce n'est pas indolore.
Comme on ne peut pas toucher aux 254 milliards de dépenses obligatoires (remboursement de la dette publique, salaires, etc.), la régulation affectera la marge de manoeuvre réelle de l'Etat. Les ministres devront mettre de côté jusqu'à 30 % des crédits de paiement. Certains auront fort à faire.
C'est le cas du ministre du Travail, François Fillon, à qui Bercy demande de geler 22 % des crédits, la plus grande part relevant de la politique de l'emploi. Gilles de Robien devra, lui, mettre 19,3 % des crédits d'investissement des transports «à gauche». A la Recherche, ce sera 17 %. Chez Mattéi, (Santé et Solidarité) 29,7 %. L'enseignement supérieur est touché à hauteur de 25,5 % ; la Culture de 11 %, etc.
Aucun ministère n'est épargné, même ceux considérés comme «prioritaires». Ces derniers - Défense, Intérieur, Justice - ont simplement l'assurance qu'au cas où la situation s'améliorerait, l'argent mis de côté leur reviendrait.
Pour les autres, le montant économisé est remis au pot commun et sera redistribué en fonction des priorités gouvernementales du moment. Lambert a donné rendez-vous en juin aux ministres dépensiers. Selon la situation économique, il promet de «faire le point et, le cas échéant, de procéder à des libérations de crédits, si nous le pouvons.»
Situation morose. C'est bien la question. Le budget de l'Etat a terminé l'année sur un déficit constaté de 49,3 milliards d'euros, le plus élevé depuis 1995. Et la perspective 2003 est tout sauf encourageante. Officiellement, le gouvernement maintient sa prévision de croissance à 2,5 % ; hypo thè se de moins en moins réaliste (lire ci-contre). Or tout point de croissance en moins réduit mécaniquement les recettes de l'Etat de 1,7 milliard. De plus, le déficit a un effet cumulatif : la charge de la dette a coûté ainsi, en 2002, 1,2 milliard de plus que prévu.
Par ailleurs, un certain nombre de risques ne sont pas «budgétés» : une guerre en Irak, bien sûr, mais aussi le coût de l'intervention en Côte-d'Ivoire, une éventuelle annulation de la dette d'Abidjan envers Paris, ou encore les dégâts générés par le Prestige. Difficile, dès lors, d'imaginer comment tout ou partie des crédits «réservés» ne seront pas in fine annulés pour tenir les dépenses coûte que coûte.
Aujourd'hui, Bercy affiche deux objectifs : «Ne pas dépasser la norme de dépense», et «respecter hors chocs majeurs» le déficit prévu pour 2003, soit 44,6 milliards d'euros. Bruxelles n'attend qu'un nouveau faux pas pour tenter de contraindre la France de revenir à un déficit inférieur à 3 % du PIB.
«Insincérité.» A l'Assemblée, droite et gauche ont immédiatement croisé le fer. Pour Lambert, le déficit 2002 «n'a servi qu'à purger la gestion antérieure». «Faux», rétorque-t-on à gauche, où l'on fait remarquer que l'audit des comptes publics, commandé par Raffarin en juillet 2002, envisageait au pire un déficit 2002 de 44,6 milliards. «Le gouvernement, note Didier Migaud (PS), a mis en place des mesures non-financées : 6 milliards pour la Défense et 2,5 milliards d'allégement de l'impôt sur le revenu. C'est là que le bât blesse.» Et d'attaquer sur le thème de «l'insincérité budgétaire». Avec délectation : c'était, il y a peu, le cheval de bataille de la droite. |
ericjeanloicbreton |
| 2003-02-05 13:01:31
Permalien
BUDGET, BRUXELLES, ALAIN LAMBERT
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Mercredi 5 février 2003
APA
AUTONOMIE
Les bénéficiaires de l'APA devront rembourser l'Etat Le ministre délégué au Budget souhaite que la succession des bénéficiaires serve à rembourser l'Allocation personnalisée autonomie. Indignation au PS.
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 Alain Lambert |
Le ministre délégué au Budget, Alain Lambert, s'est prononcé mercredi en faveur d'un "débat" sur un remboursement de l'allocation personnalisée autonomie (APA) pris sur la succession des bénéficiaires. Les personnes bénéficiaires de l'APA doivent résider régulièrement en France, vivre à domicile ou en établissement, être âgées d'au moins 60 ans et avoir besoin d'aide pour effectuer les actes de la vie quotidienne du fait d'une perte d'autonomie reconnue. Alain Lambert a estimé sur France 2 "qu'un débat qui mériterait d'être discuté avec les Français, c'est celui du recours sur succession" pour financer l'APA. Les personnes concernées pourraient ainsi faire le raisonnement suivant, selon M. Lambert : "J'ai peu de ressources mais j'ai un patrimoine, la collectivité m'aide jusqu'au jour de mon décès, et chacun comprendra que, puisque la collectivité m'a aidé, le capital dont je dispose puisse servir à la rembourser".
Si les Français savaient…
Alain Lambert a noté aussi "qu'aujourd'hui on peut être milliardaire et recevoir l'APA". "Si les Français savaient ce qui est fait de leur argent, je pense qu'ils seraient beaucoup plus sévères que nous", a-t-il conclu. Un projet de décret du gouvernement prévoit actuellement de revoir à la baisse les prestations des bénéficiaires, mais n'envisage pas le recours sur succession. Le secrétaire d'Etat aux personnes âgées, Hubert Falco, a indiqué qu'il y était personnellement opposé, tout en confiant que "c'est le Parlement qui décidera".
"Démantèlement"
Le Parti socialiste a protesté mercredi contre le projet de décret en accusant le gouvernement de poursuivre "le démantèlement des mesures sociales" du gouvernement Jospin. "Après la remise en cause des emplois jeunes, des 35 heures, de la loi de modernisation sociale, après la limitation de la CMU, le gouvernement poursuit son entreprise de démantèlement des mesures sociales en remettant en cause l'APA", a affirmé le PS dans un communiqué. "L'APA était une grande mesure de solidarité" et pouvait "être source de création d'emplois", a ajouté le PS, en rappelant que "pendant ce temps, le gouvernement veut alléger l'impôt sur la fortune (ISF)".
Un décret "drastique" pour les bénéficiaires de l'APA à domicile
Dépêche reçue le 4/02/2003 à 20:28
Le président du Comité des Finances locales Jean-Pierre Fourcade, en mai 2000 à Paris
Un projet de décret du gouvernement qui prévoit de revoir à la baisse les prestations des bénéficiaires de l'allocation personnalisée autonomie (APA) à domicile a été dévoilé mardi, provoquant de vives protestations parmi les associations de retraités et les syndicats.
Le secrétaire d'Etat aux personnes âgées, Hubert Falco, interrogé par l'AFP, a justifié cette mesure, affirmant que c'était le seul moyen de "trouver 400 millions d'euros d'économies, car sinon on ne pourra pas financer l'APA en 2003".
Ce projet de texte, annoncé en novembre par le gouvernement, et adopté mardi par le Comité des finances locales, doit à présent passer en Conseil d'Etat.
Actuellement, les bénéficiaires de l'APA à domicile contribuent financièrement, via une sorte de "ticket modérateur", à leur plan d'aide de maintien à domicile. En moyenne, cette participation se situe à 5% du montant du plan.
Le texte veut relever cette participation, ce qui revient à revoir à la baisse la prestation versée.
Ainsi seraient exonérées de toute participation financière les personnes dont les ressources mensuelles sont inférieures à 623 euros, contre 949 euros dans la législation actuelle. Le seuil a été ainsi abaissé de plus d'un tiers.
Toutes les personnes percevant au moins 623 euros participent à leur plan d'aide. Actuellement la participation varie de 0 à 80% au maximum si la personne perçoit jusqu'à 3.162 euros. Le décret prévoit de diminuer ce seuil à 2.483 euros et de porter à 90% la participation maximale.
Ces nouvelles dispositions seront applicables aux futurs bénéficiaires de l'APA mais aussi aux actuels, soit au moment de la prochaine révision "périodique" de leur APA (en moyenne, tous les trois ans), soit lorsque le bénéficiaire fait une demande de révision.
Economies attendues, selon M. Fourcade, 73 millions d'euros, qui feraient partie des 400 millions d'euros d'économies recherchées par l'Etat pour combler 1,2 milliard d'euros manquant en 2003 au dispositif général.
"C'est une réforme drastique qui va faire des remous et rapportera un peu d'argent, plus tard", a estimé Jean-Pierre Fourcade (UMP), président du Comité des finances locales. M. Falco a contesté le qualificatif de "drastique".
Syndicats et associations de retraités, interrogées par l'AFP, ont dénoncé des "mesures graves" et "scandaleuses".
"Trouver des financements, d'accord, mais il ne faut pas que cela retombe sur les intéressés", a jugé le vice-président de la Confédération française des retraités (deux millions d'adhérents), André Gallard.
"Dans le milieu agricole, où les petites retraites sont nombreuses, cette mesure va être très mal prise", a-t-il ajouté, estimant "énorme" le passage du seuil d'exonération de 949 à 623 €.
"Un tiers de moins, c'est considérable ! Cela va créer des catastrophes dans des familles aux situations difficiles", selon l'Union confédérale des retraités (UCR) CGT.
"Nous craignions que les gens n'osent plus demander l'APA à domicile", a renchéri l'UCR-CFDT.
"On va expliquer à la veuve dépendante, atteinte de la maladie d'Alzheimer, qui perçoit 700 euros par mois - le profil type - que c'est à elle de payer sa dépendance! C'est mépriser l'attente formidable qu'on avait mesuré en 2002", a déploré le délégué général du Syndicat national des établissements pour personnes âgées, Luc Broussy.
Tous ont déploré "une absence totale de concertation" du gouvernement avec les syndicats et associations représentant les personnes âgées.
L'allocation autonomie rognée
LES PERSONNES ÂGÉES bénéficiant de l'allocation personnalisée autonomie (APA) destinée à améliorer le sort des personnes dépendante, cette aide n'avait pas été totalement budgétée par le gouvernement Jospin devront prochainement participer davantage au financement de leur maintien à domicile. C'est ce qu'a révélé hier Jean-Pierre Fourcade, le président du comité des finances locales, en évoquant un projet de décret par le gouvernement. Ainsi, les bénéficiaires de l'APA à domicile elles sont potentiellement environ 500 000 qui ont à leur charge en moyenne 5 % de leur plan d'aide verront leur part portée à environ 12 %.
L'ouverture des droits retardée
« Ce n'est pas de gaieté de coeur que nous allons prendre cette mesure, a confié hier à notre journal Hubert Falco, le secrétaire d'Etat aux Personnes âgées. Le précédent gouvernement avait programmé 2,5 milliards d'euros pour cette année ; or, compte tenu du succès de l'APA, 800 000 personnes l'ont obtenu, son financement coûtera 3,7 milliards d'euros. Sans remettre en cause l'APA et en lui conservant son caractère universel, nous avons fait en sorte que l'Etat prenne à sa charge 400 millions d'euros. Les départements en feront de même. Il était normal que les personnes concernées participent aussi à hauteur de 400 millions d'euros. » D'autres mesures d'économies seront à la charge des personnes âgées. Comme le prévoit le décret (susceptible selon Hubert Falco d'être publié d'ici à la fin du mois), le seuil retenu pour l'exonération de toute participation va être rabaissé. Jusqu'à présent étaient exonérées de ticket modérateur les personnes dont les ressources mensuelles étaient inférieures à 949 € (6 225 F). A l'avenir, ce seuil sera ramené à 623 € (4 086 F). Autrement dit, toutes les personnes percevant au moins 623 € participeront à leur plan d'aide. Actuellement, la participation varie de 0 à 80 % au maximum si la personne perçoit jusqu'à 3 162 € (20 740 F). Le décret prévoit de diminuer ce seuil à 2 483 € (16 287 F) et de porter à 90 % la participation maximale. Ces nouvelles dispositions seront applicables aux futurs bénéficiaires de l'APA, mais aussi aux actuels, soit au moment de la prochaine révision « périodique » de leur APA (en moyenne, tous les trois ans), soit lorsque le bénéficiaire fait une demande de révision en raison d'une modification de sa situation personnelle. Et ce n'est pas tout. Un projet de loi qu'Hubert Falco promet de faire adopter d'ici à la fin mars prévoit de retarder le moment de l'ouverture des droits à l'APA à la date où la demande est acceptée (actuellement, l'aide est attribuée à la date de dépôt du dossier). Autre économie programmée : le renforcement du contrôle du bon emploi de cette aide.
Jean-Marc Plantade
Le Parisien, mercredi 05 février 2003
« C'est une remise en cause de l'APA »
PAULETTE GUINCHARD-KUNSTLER, député PS du Doubs Que pensez-vous de cette réforme de l'APA ?
Paulette Guinchard-Kunstler. En diminuant de façon importante le seuil à partir duquel les gens auront à participer financièrement, le gouvernement remet en cause l'APA. S'il venait, comme le suggère Jean-Pierre Fourcade, à réinstituer le recours sur succession, on reviendrait à l'ancienne prestation dépendance beaucoup plus inégalitaire que l'APA.
Oui, mais il faut bien la financer !
Je pense qu'on aurait parfaitement pu trouver d'autres sources de financement sans pénaliser les personnes âgées. Un rééquilibrage entre les départements pauvres qui comptent de nombreuses personnes âgées il y en a vingt-cinq à trente avec ceux qui sont riches et ont moins de personnes âgées aurait permis de dégager des sommes importantes. Je rappelle aussi que le gouvernement vient de donner 800 M€ aux généralistes.
Pensez-vous que le gouvernement commet une faute dans cette affaire ?
Après le discours du Premier ministre sur les retraites, cette annonce laisser à penser que le gouvernement n'a guère envie de reconnaître le rôle des personnes âgées dans notre société. D'un côté, il dit « La retraite c'est la vie » mais de l'autre il taille dans les revenus des anciens.
Propos recueillis par J.-M. P.
ericjeanloicbreton |
| 2003-02-05 09:56:00
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ALAIN LAMBERT, APA
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